Bâtir sur le roc : la liturgie de la JMP du 5 mars 2021 vient de Vanuatu

Comme chaque année, la liturgie de la Journée mondiale de prière (JMP) est préparée par des femmes de diverses traditions d’un pays du globe. Cette année, la liturgie de la JMP, agendée le 5 mars, provient d’un pays peu connu, Vanuatu. La célébration présente non seulement la beauté de ces îles mais aussi les défis auxquels les femmes, en particulier les jeunes femmes, sont confrontées dans leur existence.

Le thème « bâtir sur le roc» se réfère à la parabole de la construction d'une maison à la fin du Sermon sur la montagne, dans l'Évangile de Matthieu (Mt 7: 24-27). Pendant la célébration, trois femmes qui font face aux défis typiques de la vie au Vanuatu et trouvent sécurité et soutien au sein de la communauté chrétienne seront présentées.

Légende de la photo de couverture du cahier liturgique (en illustration de cet article)
Au centre se trouve la « Parole de Dieu » : une Bible ouverte dans Matthieu, chapitre 7, où se trouve la parabole qui donne son titre à la JMP 2021, « bâtir sur le roc ». La Bible est entourée de divers objets tissés à la main et de plantes indigènes typiques du pays. Ainsi, les femmes Ni-Vanuatu (c’est ainsi que la population de l’archipel se désigne) expriment avec amour leur attachement à leur pays, à leur culture et à la foi chrétienne.

Célébrer en temps de pandémie
Le comité de préparation de la JMP vous propose plein d’idées alternatives pour que cette journée de prière soit priante, malgré les contraintes et autres restrictions imposées par les mesures de lutte contre la pandémie de coronavirus.

Idées alternatives de célébration à télécharger

Vers le shop de la JMJ (téléchargement de la liturgie, d’une liturgie pour enfants etc.)

Dons à l’occasion de la JMP pour des projets au Vanuatu
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Vanuatu
Situé dans l’océan Pacifique sud, Vanuatu est un archipel constitué de 83 îles, la plupart volcaniques. Le pays est fréquemment sujet à des cataclysmes naturels, éruptions volcaniques, tremblements de terre, raz-de-marée ou cyclones. L'un des derniers a balayé les îles du nord de Vanuatu et provoqué de gros ravages qui ont affecté près de 160 000 personnes, soit plus de la moitié de la population du pays. Cet archipel est cependant doté de nombreuses beautés naturelles, comme ses plages de sable blanc et noir, ses récifs coralliens ainsi que sa nature encore préservée, riche d’une faune variée et d’une végétation luxuriante.

 


L'Église évangélique luthérienne de Bâle et du Nord-ouest de la Suisse reconnue d’intérêt public

Après une période d’instruction d’environ deux ans par le Département des finances, le Conseil d’État, la Commission pour la formation et la culture du canton de Bâle-Ville, la demande de reconnaissance d’intérêt public déposée par l'Église évangélique luthérienne de Bâle et du Nord-Ouest de la Suisse a été discutée au Grand Conseil le 14 janvier 2021 et acceptée par 70 voix pour et une abstention. Cette reconnaissance a d’abord une valeur symbolique. Le statut juridique ne change pas avec cette reconnaissance cantonale et l'Église évangélique luthérienne de Bâle et du Nord-ouest de la Suisse restera une association de droit privé.

Le 125e anniversaire de l’établissement de cette Église en ville de Bâle, en 2018, a donné l'impulsion à la présentation d’une demande aux autorités. « Cette reconnaissance a surtout une valeur symbolique », explique le pasteur Jörg Winkelströter, qui assume la direction de l'Église de Bâle. « En Allemagne ou dans les pays scandinaves », d’où sont originaires de nombreux membres de l’Église, « l'Église luthérienne, Église nationale, est une corporation de droit public ; les luthériennes et luthériens vivant en Suisse sont toujours surpris que leur Église, ici, ne soit qu’une association de droit privé ». Pour les luthériennes et luthériens de Bâle, cette reconnaissance constitue une marque d’estime qui permet de renforcer leurs liens avec la société et le canton.

L’État pose toutefois des conditions à cette reconnaissance, par ex. la pertinence sociétale, la contribution au maintien de la paix religieuse, l’ordre juridique et la possibilité pour un membre de quitter l’Église en tout temps. L’instruction a montré que l’Église luthérienne à Bâle remplissait toutes les conditions requises. Cette reconnaissance, qualifiée parfois de « petite » reconnaissance, s'accompagne d'obligations : ainsi, chaque année, l’Église luthérienne devra rendre compte de l’utilisation transparente de ses moyens financiers, transmettre son rapport annuel au canton et annoncer toute modification de ses statuts.

Pour le pasteur, cette reconnaissance a aussi une utilité purement pratique parce qu’elle donne le droit de demander des données au registre des habitants. Si ce droit est accordé, les informations concernant les emménagements, les déménagements et les décès sont transmises à la communauté.

Le pasteur Jörg Winkelströter est le pasteur de l'Église de Bâle ; il préside par ailleurs la Fédération d’Églises luthériennes de Suisse et dans la Principauté de Liechtenstein (BELK). Il représente la Fédération et donc la tradition luthérienne dans les organes de la CTEC.CH (Communautés de travail des Églises chrétiennes en Suisse) et cantonale (AGCK beider Basel).

Site de l'Église évangélique-luthérienne de Bâle

La « petite » reconnaissance ou reconnaissance d’intérêt public (par opposition à la reconnaissance d’utilité publique) est d’accès moins contraignant pour les communautés religieuses ; elle ne permet toutefois pas de percevoir un impôt ecclésiastique. Elle est plus fréquente en Suisse romande et dans le Nord-ouest de la Suisse que dans les autres régions du pays.


La CTEC Suisse fête ses 50 ans en 2021

Six Églises et associations ecclésiales ont porté cette plateforme œcuménique nationale « sur les fonts baptismaux », le 21 juin 1971 : Église évangélique réformée, catholique romaine, catholique-chrétienne et méthodiste de Suisse, Armée du Salut et Fédération des communautés baptistes de Suisse alémanique. Depuis, six autres Églises et quatre associations/Églises « hôtes » ont rejoint les membres fondateurs et participent aux échanges, pratiqués au plus haut niveau ecclésial, puisque les membres délèguent en principe des personnalités dirigeantes dans les organes de la CTEC.CH.

Extrait de la préface de la brochure de présentation de 2016, écrite par le président d’alors, l’évêque Harald Rein, de l’Église catholique-chrétienne (président de la CTEC.CH 2015 – 2016) :

 

« Toutes les Églises ont trois tâches à accomplir : célébrer le culte, proclamer l’Évangile de Jésus-Christ et vivre la diaconie. Pour que cela fonctionne en tant que communauté, la communication interne et externe à tous les niveaux revêt une grande importance. »

« L’histoire [de la CTEC.CH] est en même temps un reflet des évolutions ecclésiales et sociales. Dans le contexte du mouvement œcuménique, l’accent a d’abord été mis sur la recherche d’une unité ecclésiale non seulement au niveau de la foi et de la reconnaissance réciproque, mais aussi dans ses conséquences institutionnelles. »

 

Puissent toutes les Églises montrer, par des démarches courageuses et persévérantes, qu’elles sont une en Jésus-Christ. Harald Rein, évêque ECC

Ces efforts ont entraîné un rapprochement dans de nombreux domaines (comme la reconnaissance réciproque du baptême : en cas de changement de confession, il n’y a pas un nouveau baptême ou un re-baptême). »

Ainsi, cette année de jubilé, une septième Église, l'Église néo-apostolique en Suisse, sera en mesure de signer la Déclaration de Riva San Vitale de 2014.

« La Charte œcuménique, signée en commun en 2005, est une expression de ce rapprochement. »

« L’admission de nouveaux membres, dont des Églises de migrants, et l’approfondissement des contacts avec les Églises libres, ont par ailleurs conféré une diversité supplémentaire à l’unité recherchée. »

La CTEC.CH a accordé en 2017 le statut de « membre hôte » au VFG et, en 2020, à l’associaition faîtère du Réseau et de l’Alliance évangéliques suisses.


Décès d’Hans Gerny, évêque émérite de l’Église catholique-chrétienne

L'évêque émérite de l'Église catholique-chrétienne de la Suisse, Hans Gerny, est décédé le mardi 19 janvier 2021 dans sa 84e année. L'Église catholique-chrétienne pleure la perte d’un « pasteur » engagé qui a pris une part active à la vie de son Église, et ceci même après son départ à la retraite. Hans Gerny a présidé la Communauté de travail des Églises chrétiennes de Suisse en 1996 et 1997.

Hans Gerny est né à Olten le 26 juin 1937 et y a grandi. Il a étudié la théologie à la Faculté de théologie catholique-chrétienne de l'Université de Berne, où il a obtenu l'examen d'État. Il a complété ses études par divers stages à Oxford et à Paris. Après son ordination à la prêtrise, il a travaillé comme curé dans diverses paroisses du diocèse et a occupé plusieurs fonctions au service de l'Église au niveau national.

Le 9 juin 1986, il a été élu par le Synode national de Bienne comme cinquième évêque de l'Église catholique-chrétienne et a été consacré à Olten le 26 octobre 1986 par l'archevêque Antonius Glazemaker des Pays-Bas. Il a démissionné de son poste d'évêque le 1er novembre 2001. L'introduction de l'ordination des femmes dans l'Église catholique-chrétienne a été déterminante pour son épiscopat. Sur cette question, il a attaché une attention toute particulière au dialogue avec les autres Églises de l'Union d'Utrecht, afin de parvenir à une décision sans provoquer un schisme. Il était également engagé dans un processus de renouveau ecclésial dans son diocèse. Il a présidé entre 1996 et 1997 la Communauté de travail des Églises chrétiennes de Suisse. Il a également été membre du groupe de travail « Église et économie ».

En tant que secrétaire de la Conférence internationale des évêques vieux-catholiques, l'œcuménisme était très important pour lui. De 1991 à 2006, il a été membre du Comité central du Conseil œcuménique des Églises, représentant les Églises vieilles-catholiques de l'Union d'Utrecht. En même temps, il s'est fortement engagé dans le dialogue avec les Églises orthodoxes. En 2001, il a reçu un doctorat honoris causa de l'Académie chrétienne de théologie de Varsovie en reconnaissance de la portée de son action théologique approfondie.

On se souviendra de Hans Gerny bien au-delà de son Église comme d'une personne qui s'intéressait aux gens et aux belles choses. Il aimait célébrer joyeusement, que ce soit lors des offices, des célébrations paroissiales ou lorsqu’il était invité. Dans sa pastorale, il a accompagné de nombreuses personnes en tant qu'auditeur attentif. Il nous manquera et nous honorerons sa mémoire.


Message de Taizé pour l'année 2021 : Espérer à temps et à contretemps

Le prieur de la communauté œcuménique de Taizé, Frère Alois, publie un texte intitulé « Espérer à temps et à contretemps – Un message pour 2021 ». L’humanité avance grâce à celles et ceux, si nombreux, qui se donnent sans compter, même dans ce temps de bouleversements et d’incertitudes.

Dans la lettre qui accompagne le livret (traduction de l’allemand : CTEC.CH), Frère Alois écrit : « Quel espoir va nous orienter dans une période où tout est si instable ? La situation actuelle ne nous appelle-t-elle pas aussi à approfondir notre foi ? Ces interrogations m’ont particulièrement accompagné quand j’écrivais ce texte ».

Pour réagir à ce message pour 2021, il invite « les jeunes de 15 à 35 ans à l’illustrer d’exemples concrets. Quelles initiatives ou quelles personnes sont pour moi un signe d’espérance ? Au cours des prochains mois, ces réactions seront publiées sous divers formats : textes, vidéos, podcasts … Écrivez-nous à l’adresse : solidarity@taize.fr ».

Message pour 2021 en PDF
Lien au site de Taizé

 


Recueillement œcuménique de l' Avent : message vidéo des Églises et des autorités politiques

À la fin de cette difficile année 2020, les Églises de Suisse apportent un message d'espoir et de consolation durant cette période de l’Avent. Dans une vidéo, elles s’adressent à la population suisse avec le président de Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse, Milan Kostrešević et  le nouveau président du Conseil national, Andreas Aebi.

C'est du jamais vu : pour la première fois, la Conférence des évêques suisses, l’Église évangélique réformée de Suisse, l’Église catholique-chrétienne de la Suisse, la Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse et un représentant des autorités politiques donnent ensemble un message de l'Avent. Ils remercient la population et veulent partager leur espérance d’une fin de cette crise.

Le nouveau président du Conseil national, le Bernois Andreas Aebi, commémore les personnes décédées de Covid-19 et présente ses sincères condoléances à leurs familles et proches endeuillés. Il remercie la population pour son engagement sans faille pendant cette crise qui a affecté tous les domaines de la vie. Malgré la distance et l'isolement, il ressent également un effets positif de la pandémie : « Nous percevons plus consciemment les liens qui nous unissent les uns aux autres. Nous vivons de la solidarité : solidarité entre jeunes et vieux, entre ville et campagne, entre branches professionnelles ou encore entre régions les plus diverses. C’est cela le fondement de notre fantastique pays, cette solidarité qui est plus importante que jamais. »

« Le Covid-19 ne nous prendra pas Noël. Il ne nous privera pas de chaleur humaine ni de beauté, nous voulons fêter Noël, nous en avons besoin plus que jamais : Noël quand même, lumière quand même », déclare Monseigneur Felix Gmür, président de la Conférence des évêques.

Même si, cette année, les célébrations religieuses n’auront lieu qu’en cercle restreint, le message de l’Évangile sera annoncé dans le monde entier. « Personne ne doit rester seul ! Tous ceux qui le souhaitent doivent pouvoir entendre la nouvelle : Dieu s’est fait homme, s’est fait humain. Dieu est proche de nous. Nous partageons cette proximité les uns avec les autres. », rappelle Rita Famos, présidente de l’Église évangélique réformée.

Subsidiairement, pour toute la population suisse, Stephan Guggisberg, physiothérapeute et secouriste, raconte comment il a vécu le confinement, les angoisses et l’entraide. « Cet isolement imposé nous a plus que jamais rapprochés les uns des autres. Nous comprenons maintenant réellement ce que signifie Noël. » Il se réjouit donc d’autant plus de célébrer Noël en 2020.

Harald Rein, évêque de l'Église catholique-chrétienne, médite un extrait du récit de la nativité (Luc 2:7). Trouver une place durant les Fêtes ? En 2020, c'est plus difficile. Même si nous ne pouvons pas célébrer comme d'habitude, les Églises encouragent à trouver des solutions imaginatives. « Le virtuel devient une fenêtre entre nous qui sommes séparés physiquement. Utilisons ces fenêtres non naturelles mais bien réelles pour communiquer et soigner nos relations. Cette année, la lumière de l’étoile de Noël se trouvera peut-être un peu aussi dans l’éclairage de nos portables et ordinateurs quand ils nous mettront en relation les unes et les uns avec les autres. Nous nous souhaitons que ce Noël puisse nous redonner la paix, la sérénité et la confiance que ce virus nous conteste depuis bientôt une année. »

Milan Kostrešević, théologien orthodoxe et nouveau président de la CTEC Suisse conclut le message vidéo par une invitation au silence et à la prière en mémoire des personnes décédées.

Pour visionner la vidéo

Photo: Nadja Rauscher, EERS
De gauche à droite : Felix Gmür, Andreas Aeby, Harald Rein, Rita Famos, Milan Kostrešević et Stephan Guggisberg


Réunion annuelle des amis d’Ensemble pour l'Europe :
« Ici on produit l'antivirus de la fraternité ! »

Quelque 300 amies et amis d’« Ensemble pour l'Europe » se sont réunis sur internet pour leur réunion annuelle, le 14 novembre 2020. Ensemble pour l'Europe est un réseau œcuménique d'environ 300 mouvements et communautés chrétiennes qui veulent témoigner ensemble du Christ en Europe occidentale et orientale, sans exclure les nécessités des autres continents.

Les représentantes et représentants d'une quarantaine de mouvements les plus impliqués dans le réseau ont fait une expérience de communion et de partage intense en composant « une belle mosaïque de visages et de communautés » au service du prochain, dans les domaines les plus variés.

Ici on produit l'antivirus de la fraternité.

Le compte-rendu d’un participant suisse, le pasteur (maintenant retraité) Martin Hoegger peut être téléchargé ici.

Document « L'internet au secours de la vie spirituelle » à télécharger ici.

Martin Hoegger
Site d’Ensemble pour l’Europe

 

https://www.together4europe.org/fr

 

 

 

 


Journée des droits humains 2020 : droits humains et crise écologique

« Les questions écologiques ne doivent pas être coupées d’une vision critique de la politique mondiale et des défis fondamentaux de la paix et de la justice ». Cette citation est tirée de la déclaration commune Habiter la création de Dieu que le Réseau évangélique suisse, l’Église évangélique réformée et l’Église catholique-chrétienne en Suisse publient ensemble à l’occasion de la Journée des droits humains du 10 décembre. Les Églises rappellent que les droits humains sont indissociables des droits de l’environnement.

Toutes les paroisses de Suisse sont invitées, sur la base de ce texte, à réfléchir au lien entre les droits humains et la protection de l’environnement. Dans l’optique de la Bible, l’écologie et le climat constituent, partout dans le monde, le fondement de la survie humaine et de la coexistence pacifique dans la maison de Dieu. Les êtres humains ne sont que « locataires de la maison du Créateur », Dieu en reste le maître !

La déclaration est complétée par un dossier préparé par l'Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT Suisse). L’ACAT engage les autorités brésiliennes à respecter et à protéger les défenseurs des droits humains et de l’environnement. En 2019, 212 personnes ont été tuées dans le monde à cause de leur engagement pour la protection de l’environnement, du climat ou des ressources naturelles (source : ONG Global Witness). Les paroisses sont invitées à soutenir l’engagement de l’ACAT par des collectes.

La journée des droits humains commémore la Déclaration universelle des droits de l’Homme, adoptée le 10 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies.

« Habiter la création de Dieu » (PDF à télécharger)
Dossier de l'ACAT Suisse


A Singing Communion of Churches : calendrier de l'Avent musical

Communauté, communion chantante ou par la musique

C’est ce à quoi la Fédération luthérienne mondiale nous convie en 2020, pour la troisième année consécutive. Des Églises luthériennes du monde entier partageront un chant de l’Avent ou de Noël de leur tradition, chaque jour de l’Avent. Et si nous ne pouvons cette année, à cause de la pandémie de coronavirus, ni voyager ni célébrer Noël comme nous en avons l’habitude, ce calendrier musical nous offrira cependant chaque jour quelques instants de recueillement et/ou de dépaysement.

Lien vers le calendrier musical


Un appel œcuménique à l’engagement diaconal lancé depuis Zurich

Le jour de la Saint-Martin (11 novembre), les Églises zurichoises ont lancé un appel œcuménique pour la diaconie dans la perspective de la période de l'Avent et des fêtes de fin d'année. Le coronavirus a conditionné nos pensées et nos actions pendant des mois, aucun domaine de la vie n'a été épargné. La deuxième vague se révèle plus dramatique que celle du printemps dernier, car c’est seulement maintenant que nous prenons pleinement conscience que cette pandémie nous (pré)occupera longtemps encore. Les Églises catholique romaine, catholique-chrétienne et réformée de la ville de Zurich ont donc décidé de lancer un « Manifeste pour la diaconie ».

Les instances dirigeantes de ces trois Églises invitent toutes les paroisses, les œuvres diaconales et les institutions à se joindre à leur appel. Elles se sont elles-mêmes engagées à organiser un débat public au cours duquel toute la gamme des expériences faites en lien avec la pandémie de Covid-19 et les connaissances des spécialistes de l'Église et de la société entreront en dialogue les unes avec les autres. L'objectif est de réduire, voire de surmonter, la peur du vivre ensemble dans la nouvelle normalité sociale. Tour d’horizon en quatre « questions cruciales » posée dans le manifeste.

Première question
Comment agir ou réagir aux conséquences sociales de la pandémie, quelle est notre mission face à toutes les souffrances ? Où sommes-nous appelés à aider ? Quelle contribution spécifique pouvons-nous apporter que l'État et les assurances sociales ne sont pas en mesure de fournir ? Pour de nombreuses personnes, malheureusement, le coronavirus signifie détresse, maladie et mort, alors que nous avons depuis longtemps appris à chasser la mort de notre vie quotidienne. Aujourd’hui, tout a changé : la mort, au milieu de la vie, acquiert un pouvoir inédit sur nous. Qu'est-ce que cela signifie pour nous, en tant qu'Églises, qui proclamons le salut, la résurrection et la guérison par Dieu ?

Deuxième question
Comment faisons-nous front à la fragilité et à la mort ? Non seulement notre société a le déni de la mort mais elle ne tolère la question de Dieu que dans la sphère privée, celle de l’intime. La pandémie ramène finalement aussi la question de Dieu dans la conscience sociale. Qu'est-ce que cela signifie pour nous, en tant qu'Églises ?

Troisième question
Comment pouvons-nous faire en quelque sorte fructifier, dans cette situation extra-ordinaire, les expériences de foi de toutes les communautés de tradition judéo-chrétienne ? Malgré toutes les souffrances engendrées, la pandémie de coronavirus a permis à des expériences inédites de solidarité et d'entraide d’émerger ; elle a permis à la responsabilité sociale de devenir une réalité. À l'expérience de la mort, nous répondons par l'amour de la vie. La résurrection devient une réalité lorsque cela réussit.

Quatrième et dernière question, décisive
Comment les Églises peuvent-elles affirmer de manière crédible leur message d'espérance, afin que ce message puisse réconforter les femmes et les hommes d'aujourd'hui, les aider à (re)trouver confiance et leur donne le courage d’agir ensemble ? Pour que Dieu soit tangible et vivant dans la vie de l'Église ?

Sept principes directeurs
Le Manifeste se donne sept principes directeurs :

  • Personne ne doit souffrir de solitude
  • Il faut cultiver la proximité malgré les obstacles
  • Il faut briser les tabous (celui de la mort)
  • Personne ne doit mourir seul
  • Ce qui fait l’humain est plus que son état de (bonne) santé
  • Il faut promouvoir l’engagement bénévole
  • Nous nous engageons à organiser un congrès de diaconie

Manifeste « corona » à télécharger (texte allemand)

Un peu d’histoire
Le 11 novembre, les catholiques romains et les catholiques-chrétiens commémorent saint Martin (~ 316 – 397). La légende raconte que Martin, alors évêque de Tours, partagea un jour son manteau avec un mendiant qui grelottait de froid. Martin est donc devenu l’incarnation de l'aide concrète que les Églises apportent aux personnes défavorisées : charité ou, plus largement, diaconie.

Une parole du réformateur Huldrych Zwingli est gravée dans la pierre du Grossmünster de Zurich, l'église-mère de la Réforme zurichoise : « Pour l'amour de Dieu, faites quelque-chose de courageux ! ». Depuis 500 ans, le Grossmünster est synonyme de renouveau et d'innovation dans la cohésion sociale qui doit être renégociée encore et toujours, Église et autorités.