Grandes manifestations sportives et droits humains : où est le fair play ?

À l’occasion de la Journée internationale des droits humains du 10 décembre 2021, l’Église évangélique réformée de Suisse (EERS) publie « Les droits humains ne sont pas un jeu », texte évoquant les atteintes aux droits humains dans l’émirat du Qatar. Les préparatifs de la Coupe du monde de football 2022 ont révélé une fois encore la situation précaire des travailleuses et travailleurs migrants dans cet État.

Comment faire régner le fair-play hors du terrain également ? À l’occasion de la journée internationale des droits humains du 10 décembre, l’EERS, conjointement à l’organisation de défense des droits humains ACAT Suisse, plaide pour le respect des droits humains au Qatar. Les droits à la liberté et les droits de la personne – une évidence pour nous – n’ont aucune validité dans cet émirat ; cela soulève la question fondamentale des critères d’attribution des grandes manifestations sportives internationales. Même si la FIFA s’est dotée d’une Politique en matière des droits de l’homme, les conditions de vie et de travail de la main-d’œuvre étrangère ne s’y sont guère améliorées dans ce pays.

Pour illustrer ce texte, l’ACAT – Action des chrétiens pour l’abolition de la torture – a préparé un dossier thématique et une pétition.

Les droits humains ne sont pas un jeu
Dossier de l’ACAT
Pétition

Site de l’ACAT

La Journée des droits humains
La Journée des droits humains est la journée de commémoration de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948.


50 ans au service de l’unité chrétienne, en Suisse

La Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse a célébré son jubilé (50 ans) le 17 novembre dernier à Bâle, à la Predigerkirche. Quelque 90 invités venant de Suisse et des pays voisins ont participé à cette manifestation anniversaire : elles et ils ont remercié leurs prédécesseurs et loué le Christ qui nous invite à emprunter le chemin de l'unité. Lors d’une table ronde, les intervenants ont discuté des perspectives futures de l'œcuménisme en Suisse. La CTEC.CH a pour mission de rendre l'unité chrétienne visible, dans la diversité. Depuis 50 ans et pour de nombreuses années à venir.

Le passé
Comme il sied à un anniversaire, le président de la CTEC Suisse – le théologien orthodoxe serbe Milan Kostrešević – a consacré son discours officiel aux réalisations passées de l'institution. Au cours des dernières années, la CTEC.CH a soutenu activement les démarches pour la reconnaissance mutuelle du baptême et six de ses Églises signèrent en 2014 une déclaration en ce sens (Riva San Vitale). En cette année de jubilé, une septième s’est y associée. Depuis sa fondation, quatre Églises orthodoxes sont devenues membres et les relations avec les Églises libres (ou leurs associations) se sont intensifiées, deux phénomènes qui reflètent l'évolution du paysage ecclésial en Suisse.

En cette année de jubilé, la CTEC.CH a fêté les 20 ans de la Charta œcuménique. Cette Charte, élaborée au niveau européen, donne les orientations aux relations entre Églises en Suisse également, selon l’objectif déclaré d’une « collaboration croissante ».
Au mois de septembre de cette année jubilaire, la première Journée internationale de la Création a été célébrée le 4 septembre à Bregenz/A, Lindau/D et Romanshorn avec nos organisations sœurs d’Allemagne et d’Autriche et « oeku Églises pour l’environnement ». La thématique de la sauvegarde de la Création a trouvé sa place dans de nombreuses Églises, par-dessus les frontières confessionnelles.

En octobre, la CTEC a organisé le premier forum en Suisse sur le modèle du « Global Christian Forum » avec des partenaires de Suisse romande. L'objectif était d'établir des relations avec des membres d'Églises qui ne sont représentées dans aucune instance œcuménique.
Ces exemples illustrent de manière exemplaire la façon dont la CTEC.CH travaille : avec des institutions partenaires, en réseau, dans diverses constellations, fidèle à sa devise « pour un œcuménisme vivant en Suisse ».

Télécharger l’allocution

Célébration
La célébration anniversaire a été préparée et animée par le curé de la Predigerkiche et des représentants des six membres fondateurs de la CTEC.CH. Michael Bangert et Karin Schaub ont assuré la prédication. Le cheminement des deux disciples vers Emmaüs en a constitué le fil rouge. Ces deux hommes traversent une crise existentielle, qui peut faire penser à la situation actuelle des Églises. « La lumière de Pâques brille aussi sans nous. Notre mission est de réfléchir la lumière du Christ. Par notre travail, notre cheminement ensemble, notre foi, notre espérance, en aimant, nous pouvons nous faire l'écho – discret –, le reflet – humble – de la lumière infinie de Dieu. Les rivalités ne mènent à rien, sinon à créer de l'embarras. L'intensité de la lumière réfléchie peut diminuer, elle peut augmenter, cela n'est ni de notre mérite, ni notre échec. Cette perspective est gage de liberté, une liberté par laquelle nos cœurs voient. Une perspective qui donne solidité et vitalité à notre œcuménisme chrétien. »

Télécharger la prédication

L'avenir
Une table ronde regroupant les personnalités dirigeantes des Églises de la CTEC.CH a été consacrée à la collaboration future des Églises. Elles ont échangé leurs vues sur la pertinence des Églises dans la société actuelles et discuté des questions pour lesquelles une coopération renforcée serait pertinente ou pour lesquelles il existe des difficultés. Enfin, elles ont dû répondre à la question de ce que leur Église était disposée à apporter dans la collaboration future de l'Église « pour la vie du monde ». Autour de la table, étaient assis :

  • Mgr Felix Gmür, président de la Conférence des évêques
  • Évêque Harald Rein, Église catholique-chrétienne de la Suisse
  • Évêque Andrej Ćilerdžić, Église orthodoxe serbe
  • Pasteure Rita Famos, présidente de l’Église évangélique-réformée de Suisse
  • Christian Kuhn, directeur du Réseau évangélique suisse
  • Prof. Jörg Stolz, sociologue des religions, à titre d’expert.

Cet après-midi de fête s’est achevé par un apéritif et des conversations animées dans une belle ambiance festive.

Vidéo (52 Min.) Deutsch & Français


Seconde assemblée plénière de l’année pour la CTEC Suisse

La seconde assemblée plénière de l'année 2021 s'est tenue le 17 novembre à Bâle. La réunion fut beaucoup plus courte que d'habitude, la journée étant entièrement consacrée au 50e anniversaire de la CTEC.CH.

L'assemblée plénière a eu lieu dans les magnifiques locaux de la paroisse catholique-chrétienne de Bâle, au Formonterhof, un espace dont la riche histoire est partout visible. Dans ce cadre inspirant, les 37 déléguées et délégués présents ont :

  • adopté les statuts en 2e lecture. Les deux catégories d’affiliation et les droits des délégués ont été redéfinis et reflètent mieux ce qui s’est pratiqué ces dernières années. Le bureau (composé de trois membres du présidium délégués respectivement par l’Église évangélique réformée, la Conférence des évêques et une 3e Église membre) se voit attribuer davantage de compétences.
  • approuvé le budget de la CTEC.CH pour 2022. À l'avenir, le présidium devra présenter à l'assemblée plénière une planification thématique et financière pour les années suivantes.
  • La demande d'adhésion de l'Église néo-apostolique suisse (ÉNA) en qualité de membre « plein » a été discutée. Selon les statuts, les demandes d’adhésion doivent être discutées dans deux assemblées plénières distinctes, si bien que cette dernière se prononcera sur ce point en juin 2022. Un dialogue intense été mené avec l’ÉNA entre 2007 et 2019. Si l’Église néo-apostolique contribue à élargir l’éventail des représentations théologiques au sein de la CTEC.CH, elle ne défend cependant aucune position extrême qui pourrait compromettre une collaboration fructueuse.

Plusieurs délégués participaient à leur dernière assemblée et prirent congé :

  • Remo Sangiorgio pour la CLCCT du Tessin
  • Irma Wehrli pour l'AKiD de Davos
  • Urban Fink pour la CES
  • Herbert Bodenmann pour l'Église adventiste.

La prochaine plénière, en juin 2022, aura d'autres couleurs.

La fête de jubilé a rassemblé l'après-midi les membres de l'assemblée plénière et 60 autres invités de Suisse et de l'étranger, dans la Predigerkirche.

Compte-rendu


Visite œcuménique « au sommet »

Le Synode d’automne de l’Église évangélique-réformée de Suisse a accueilli aujourd’hui la visite du Conseiller fédéral Ignazio Cassis et du Secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin. Tant l’EERS que ses invités ont souligné dans leur message l’importance du dialogue. Le président de la CTEC Suisse, Milan Kostrešević a, lui aussi, adressé un message aux personnes présentes et en a profité pour remercier le Conseil fédéral d’avoir pris en considération la situation particulière des Églises durant la pandémie de coronavirus.

La Suisse et le Saint-Siège ont renoué des relations diplomatiques en 1920, mettant fin à la période de crise qu’a provoquée le « Kulturkampf ». Pour marquer le centenaire de cette reprise, le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, est en visite en Suisse et rencontre le Conseil fédéral et les directions d’Églises. Honorant l’œcuménisme et la diplomatie, le cardinal et le Conseiller fédéral Ignazio Cassis ont rendu une visite en ce 8 novembre au Synode de l’Église évangélique réformée de Suisse, réuni à Berne.

S’adressant au Synode, organe suprême des réformées et réformés de Suisse, le cardinal Pietro Parolin a exprimé son souhait de voir rétablie l’unité des chrétiens : « cheminer, prier et travailler ensemble, selon les trois mots clés du mouvement œcuménique. Il a rappelé aux membres du Synode l’importance de toujours orienter leur perspective vers la paix. Cette rencontre montre que la diplomatie et l’œcuménisme tendent à un objectif commun : que les êtres humains puissent vivre ensemble, dans la paix.

Le Conseiller fédéral Ignazio Cassis a placé le dialogue – qui anime également les relations œcuméniques – au centre de son discours aux membres du Synode et aux invités présents : « Cette disposition à s’écouter mutuellement, en acceptant aussi d’autres points de vue, cette ouverture à la diversité concrète est le fondement de toute relation. Et c’est une des caractéristiques principales de la Suisse. »

© Christoph Knoch

Milan Kostrešević, président de la Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse, CTEC.CH, a remercié le Conseil fédéral d’avoir pris en considération la situation particulière des Églises pendant la pandémie de coronavirus. « En Suisse, nous avons de tout temps pratiqué dans nos cantons une collaboration fructueuse entre acteurs ecclésiaux et monde politique » a rappelé M. Kostrešević, qui a exprimé avec force son souhait de voir les relations œcuméniques s’intensifier.

L’EERS a profité de la rencontre pour rappeler au « ministre des Affaires étrangères » Ignazio Cassis la culture parlementaire qui marque la vie des Églises reconnues de droit public. La présidente de l’EERS, Rita Famos a souligné ce qui lie les confessions chrétiennes, au-delà du fondement de la foi : « L’engagement en faveur de la paix et du respect des droits humains. » Elle a demandé au Conseiller fédéral Ignazio Cassis de faire « preuve de créativité pour trouver de nouvelles manières de cultiver les relations entre État, Églises et communautés religieuses, en instaurant par exemple un échange formalisé entre le Conseil fédéral et ces dernières. » Les Églises et leurs œuvres d’entraide disposent également de vastes réseaux internationaux et peuvent soutenir le Conseil fédéral dans sa mission pour la paix.

La rencontre interconfessionnelle a eu lieu en présence de nombreuses personnalités des Églises chrétiennes de Suisse : le Synode a eu le plaisir d’accueillir à l’Hôtel du gouvernement de Berne Harald Rein, évêque de l’Église catholique-chrétienne de la Suisse, Renata Asal-Steger, présidente de la Conférence centrale catholique romaine de Suisse, Daniel Kosch, secrétaire général de cette même conférence, Mgr Felix Gmür, président de la Conférence des évêques suisses (CES), l’abbé Urban Federer OSB, responsable du dialogue œcuménique pour la CES, et Erwin Tanner, secrétaire général de la CES.

Légende de la photo de droite
De g. à dr. : Milan Kostrešević, Mgr Felix Gmür, Cardinal Pietro Parolin, CF Ignazio Cassis, Pasteure Rita Famos, Evelyn Borer (présidente du Synode EERS) et Évêque Harald Rein


Forum chrétien romand : un premier bilan réjouissant !

Le premier forum chrétien romand vient de s’achever à Leysin le 13 octobre. « Ce Forum nous a rappelé que ce qui nous unit est bien plus fort que ce qui nous sépare : Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, envoyé par le Père et donateur de l’Esprit Saint pour nous réunir en Lui », témoignent à l’unisson les participantes et les participants. « Le Christ est la perle de grand prix. Il nous enseigne à mettre Dieu en premier, à l’aimer par-dessus tout et à vivre son commandement nouveau de l’amour réciproque. »

 

Devenues amies …

Dès sa création, une question avait animé les fondateurs du Forum chrétien mondial (FCM) – dont le Conseil œcuménique des Églises, modèle sur lequel s’est déroulé ce forum de Leysin : qui manque à la table ? Quelles Églises restent absentes des plateformes œcuméniques, à quelque niveau que ce soit ? En fondant le Forum, ils voulaient réunir, autour de la table, en proportions égales (50 :50), les Églises dites historiques, membres du COE ou en relation étroite avec lui et d’autres, évangéliques, pentecôtistes ou charismatiques, absentes. Il ne s’agit pas d’aborder les questions théologiques qui divisent mais – premier pas sans lequel aucun n’autre n’est possible – de se découvrir mutuellement comme femmes et hommes mettant leur vie en Christ.

Cette ambition animait aussi l’équipe d’organisateurs du Forum chrétien romand – dont la CTEC Suisse –qui vient de s’achever à Leysin. La plupart avaient découvert l’originalité et la pertinence de la démarche mise au point par le FCM lors du Forum de Lyon et tenaient absolument à la faire découvrir en Suisse (romande). Si l’objectif des 50 :50 n’a pas été atteint pour cette édition de Leysin, certaines Églises ont pour la toute première fois délégué un représentant. Cela constitue une énorme avancée qui, espérons-le, conduira à l’émergence de relations plus suivies. À l’heure du bilan, l’enthousiasme, malgré certaines craintes (agenda caché ?) des quelque 60 personnes qui ont suivi toute la démarche du forum a prouvé, une fois encore, que l’intuition des fondateurs du FCM était juste et que le chemin vers l’unité passait par-là : apprendre à se connaître, comme homme, comme femme. Comme l’a dit un participant, « après trois jours, je connais mieux les participants que certaines personnes avec qui je travaille depuis des années ».

Ainsi, c’est en donnant un témoignage personnel de son chemin de foi en petits groupes, en privilégiant ce qui rassemble que les participantes et participants – catholiques, réformés, évangéliques, pentecôtistes, orthodoxes, catholiques-chrétiens, anglicans, adventistes, salutistes, baptistes, et membres de communautés et mouvements – se sont retrouvés. Ensemble, ils ont adressé sept interpellations à leurs Églises respectives. Dans un texte commun, elles et ils lancent un appel aux Églises communautés et mouvements de Suisse romande à « oser dépasser les limites qui nous séparent pour témoigner, en communion d’amour, du Christ qui nous rend libres et veut que tous parviennent à la connaissance de sa vérité. »

« Nous sommes montés sur la montagne, non pour régler nos différences de théologie, mais pour mieux nous connaître et nous laisser toucher par l’Esprit saint. Tant de choses semblent nous séparer ; nous avons souvent des images des autres qui ne sont pas vraies. Nous oublions nos racines communes et que nous habitons une seule et même maison : Vous faites partie de la famille de Dieu (1 Pierre 2,5-10), ont encore indiqué les participants à cette première expérience en Suisse romande.

Les différentes sensibilités ecclésiales et théologiques se sont également exprimées dans les temps de prière et la diversité des traditions musicales, au cours des temps de partage, et les ateliers, les méditations bibliques et lors de la célébration publique à Aigle

La découverte des autres communautés chrétiennes s’est faite aussi par la visite de lieux d’Église dans le Chablais et sur la Riviera vaudoise : richesse et fécondité de l’engagement dans la vie communautaire, la prière et la formation et les actions communes à plusieurs Églises, sources d’inspiration pour chacune et chacun.

Un constat, en sept points
Les participants feront part de sept découvertes à leurs Églises respectives. Dans le partage de leurs chemins de vie et de foi, ils ont exprimé leurs souffrances, celle d’un « corps blessé » par la désaffection de beaucoup et le « séisme spirituel » provoqué par la découverte d’abus de toutes sortes, dans les Églises : « Une spiritualité authentique donne sens à la douleur en unissant nos vulnérabilités à celles du Christ qui les a toutes assumées ».

De plus, avec les jeunes des Églises, les participants veulent encourager les communautés à s’entraider pour être des « témoins crédibles du Christ ressuscité ».

Forts de leurs partages des itinéraires de foi, ils souhaitent que les familles, communautés et paroisses expérimentent « cette démarche fructueuse ».

Les participants affirment par ailleurs la dignité de chaque être humain créé à l’image de Dieu et déclarent vouloir se soucier des personnes en marge de la société « en qui le Christ les attend ».

La relation avec la Création est en outre un fruit de la vocation chrétienne. Des projets concrets sont déjà portés par plusieurs associations et méritent d’être (re)connus.

Enfin, les participants exhortent à ne pas remettre à demain « l’appel à vivre ensemble la mission » confiée par le Christ et à être « pèlerins les uns, les unes avec les autres ».

Flyer du forum
Vidéo de salutation du Rév. Caseley Essamuah, secrétaire FCM
Communiqué de presse
Échos du forum, à l’intention des Églises et communautés – English Version
Interview de Huibert van Beek (FCM) et Catherine Wüthrich (RES) (Radio R)
Interview de Huibert van Beek (ProtestInfo)
Article dans Riviera Chablais
Communiqué du Réseau évangélique suisse

Site Forum chrétien mondial

Méthodologie du forum

  • En petits groupes, en trois temps, chacune et chacun racontent – en sept minutes – leur « cheminement avec Jésus-Christ ». Dans un groupe de dix, cela fait sept minutes pour parler et 63 pour écouter en silence.
  • Dans un 2e temps, toujours le même groupe de personnes partagera l’écho suscité par les témoignages reçus.
  • Enfin, dans un 3e temps, les membres du groupe se demanderont comment témoigner ensemble, comment « aller et porter du fruit » (fil rouge du forum).

Méthodologie des témoignages de foi


Unité en vue du témoignage : l’appel du Forum chrétien romand

Unité en vue d’un témoignage commun sont le cœur du Forum chrétien mondial. Cela a été redit de manière forte, au moment de l’ouverture du Forum chrétien romand, le 10 octobre 2021, à Leysin, dans les Alpes vaudoises.

Anne Durrer, secrétaire de la Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse ouvre ce Forum. Environ 70 personnes déléguées de diverses Églises et communautés se sont donné rendez-vous pour cette rencontre, sans doute l’événement œcuménique majeur de cette année en Suisse.

Cette rencontre fait suite au Forum chrétien francophone, à laquelle une vingtaine de suisses romands avaient participé. Rapidement le désir de vivre un Forum romand est né après la rencontre de Lyon, en octobre 2018. Un groupe interconfessionnel s’est alors mis à la tâche et a travaillé sans interruption, malgré la pandémie.

La théologienne baptiste Anne Schweitzer, venue de Lyon, fait le lien avec le Forum chrétien francophone. Elle rappelle que le but premier du Forum n’est pas de régler des différences de théologie, mais d’apprendre à mieux nous reconnaître les uns les autres.

« Nous sommes pauvres des autres Églises. Reconnaissons chez elles des lumières qui manquent chez nous ! La condition est de nous rencontrer et de travailler avec les dons de chacun. On découvre ainsi une fraternité qui devient de plus en plus grande », dit-elle.

Ce qui nous unit est bien plus fort
« Il faut toujours nous demander qui manque à la table de la fraternité chrétienne », affirme Jean-Daniel Plüss, théologien pentecôtiste et président de la Fondation du Forum chrétien mondial qui a son siège à Genève.

En 2011, il a participé à la rencontre du Forum chrétien mondial à Madano, en Indonésie. Il avoue que cela a changé sa compréhension du Corps du Christ, grâce à des rencontres avec des personnes de différentes confessions, où il a senti chez elles une foi profonde : « En nous rencontrant au nom du Christ, nous apprenons les uns des autres. Nous suscitons la confiance et développons l’amitié. Puis nous pouvons réfléchir à des actions communes ».

Par vidéo, nous recevons les salutations du secrétaire général du Forum chrétien mondial, Casely Essamuah, qui, en se basant sur le thème choisi pour la rencontre de Leysin, affirme que si le Christ nous a choisis, c’est pour être sel et lumière, particulièrement dans un temps de souffrance dû à la pandémie du Coronavirus, où tant d’êtres chers nous ont quittés.

Mais pour être témoins ensemble, nous avons à nous rapprocher par l’amitié et la prière : « si nous voyons le Christ en l’autre, ce qui nous unit est bien plus important que ce qui nous divise ».

Pour Claudia Haslebacher, membre du Conseil de l’Église évangélique réformée de Suisse, tant de choses semblent nous séparer, mais nous oublions que nous appartenons une seule maison : « Vous faites partie de la famille de Dieu » (1 Pierre 2,5-10). C’est donc une nécessité de prier, partager et témoigner ensemble.

Elle termine par ce souhait : « Que le Forum nous donne d’expérimenter qu’au-delà de nos différences nous sommes unis par quelque chose de bien plus grand : le Dieu trinitaire et Jésus, vrai Dieu et vrai homme ! »

L’abbé Pierre-Yves Maillard, vicaire général du diocèse de Sion, salue – avec  beaucoup d'humour – l’assemblée de la part de la Conférence des évêques suisses. Il remarque que Leysin est dans le canton de Vaud mais fait partie du diocèse de Sion. C’est un lieu œcuménique par nature pour cette rencontre, dans une région où l’œcuménisme est vivant. Il souhaite que la bénédiction de Dieu se multiplie durant ce Forum et bien au-delà.

Aimer le Christ signifie aimer la communion fraternelle
Le prêtre orthodoxe roumain Ioan Sauca, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE), rappelle que le Forum chrétien mondial a été une initiative du COE, pour élargir le mouvement œcuménique à toutes les Églises.

« Mon cœur est dans l’idéal du Forum », dit-il. « On a des images des autres qui ne sont pas vraies. Par sa méthodologie - le partage de nos histoires de foi – le Forum renforce la fraternité chrétienne et nous incite à travailler ensemble. Sa source est l’amour divin rendu visible dans le Christ mort et ressuscité ».

Stéphane Klopfenstein, secrétaire général adjoint du Réseau évangélique suisse a apprécié le fait que l’intention du Forum soit une parité entre Églises évangéliques et pentecôtistes et les autres Églises.

Il souhaite aussi que le Forum renforce nos liens d’amitié : « On ne se connaît pas beaucoup, alors qu’on fait tous partie d’un même Corps. On doit donc mieux se connaître pour mieux refléter la grande diversité de ce Corps ».

Le prieur de la communauté de Taizé, Frère Alois, souligne que le Forum rend attentif à l’importance de la rencontre : « On découvre toujours plus que le Christ nous rassemble, car l’aimer nous fait aussi aimer la communion fraternelle ».

Pour lui, le Forum nous appelle aussi à échanger les dons les plus beaux de nos traditions, en reconnaissant nos faiblesses et en recevant ce qui nous manque. « En priant ensemble, nous devenons de plus en plus des disciples du Christ. Cette ouverture au Christ nous stimule pour aller vers les autres. Le monde a besoin de porteurs de paix et d’unité », dit-il.

Que le fruit du Forum demeure !
Finalement le Cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, transmet ses salutations par vidéo. Il remarque que le Forum a créé des ponts entre les deux mouvements qui ont marqué le 20e siècle : le mouvement œcuménique et le mouvement évangélique et pentecôtiste.

« La contribution majeure du Forum au mouvement œcuménique est la promotion de relations fraternelles, lesquelles sont la base humaine indispensable pour l’avancement de l’unité chrétienne », affirme-t-il.

Il souhaite que le Forum serve à renforcer notre communion et à prendre des initiatives communes pour offrir au mode un témoignage crédible de notre foi : « Que le fruit du Forum demeure ! Et qu’il ne soit pas le dernier ! »

Cette belle soirée s’est terminée par des chants et des prières préparés par le groupe œcuménique de préparation du Forum et a été prolongée par de multiples rencontres …car l’essentiel du Forum n’est-il pas l’imprévu où le souffle de Dieu peut se glisser pour faire son œuvre !

Martin Hoegger, membre du Comité de préparation du Forum chrétien romand


Les Églises libres deviennent membres du Conseil suisse des religions

Lors de sa retraite d'été à Spiez le 9 septembre 2021, le Conseil suisse des religions (SCR) a décidé à l'unanimité d'admettre les Églises libres de Suisse comme membres à part entière du Conseil. L'Alliance évangélique suisse (SEA), le Réseau évangélique suisse (RES) et l'organisation alémanique des Églises libres (VFG) seront représentés par le pasteur Jean-Luc Ziehli. Cette adhésion renforcera le dialogue interreligieux et la promotion de la paix religieuse en Suisse.

La décision du 9 septembre 2021 est le résultat d'un processus au cours duquel le dialogue entre les Églises libres et les autres communautés religieuses a été approfondi. Jean-Luc Ziehli a déjà assisté aux réunions du SCR en tant qu'invité. Cette phase a finalement permis aux trois institutions regroupant la plupart des Églises libres en Suisse de définir une position claire sur le dialogue interreligieux.

À droite, légende photo
De g. à d. : Stefanos Athanasiou, Ralph Lewin, pasteur Jean-Luc Ziehli, Farhad Afshar, évêque Harald Rein (président SCR), pasteure Rita Famos, Montassar BenMrad (vice-président SCR), Abel Manoukian (secrétaire général), Mgr Felix Gmür

Site du SCR


Première journée internationale de la Création, impressions

Lorsque Kurt Zaugg, responsable d’oeco Églises pour l’environnement, et moi nous sommes rendus à Munich pour une séance le 12 septembre 2019, nous n’avions aucune idée de ce qui allait suivre. On nous a proposé de participer à l’organisation de la première journée internationale de la Création. Il a tout de suite été clair que nos deux institutions seraient de la partie, et que cette journée se déroulerait sur les rives du lac de Constance sur le thème de … l’eau. Le lac relie cinq millions d’habitants de trois pays, toutes frontières confondues et l’eau revêt une importance existentielle, du point de vue écologique et biblique.

Par Anne Durrer
Secrétaire générale de la CTEC.CH

Un nombre incalculable de rencontres dans diverses constellations se déroulèrent entre septembre 2019 et septembre 2021 et un paramètre alors inimaginable a bouleversé la donne : la pandémie de Covid-19. De nombreuses séances ont eu lieu par écran interposé, ce qui présente également des avantages d’un point de vue géographique. Cependant, beaucoup de choses ont été plus compliquées que prévu : plan de protection, enregistrement des participants, certificats à vérifier etc. et une incertitude permanente : cette journée, dans trois pays, pourrait-elle avoir lieu ?

Des fleuves d’eau vive
Le fil rouge de la manifestation a été imaginé : « Des fleuves d’eaux vives », titre repris par oeco, partenaire de la journée, pour sa traditionnelle documentation 2021 pour la Saison de la Création.

Le « MS Alpenstadt Bludenz » a été réservé, départ de Bregenz/Autriche à 13 heures.

Les équipes locales – et interconfessionnelles – de préparation se sont mises au travail, notre journée est œcuménique, les thèmes en lien avec la sauvegarde de la Création et la Saison de la Création (1.9 – 4.10) connaissent une résonance croissante dans nos Églises depuis des années.

Des musiciens ont été engagés, d’un ensemble de cuivres à Bregenz au chœur orthodoxe russe de Lindau, en passant par un duo de cor des Alpes et un organiste de Romanshorn. À Romanshorn, en Thurgovie, après la célébration œcuménique qui constituait l’étape finale de la manifestation, une réception a été organisée pour célébrer le 50e anniversaire de la Communauté de travail des Églises chrétiennes de Suisse (CTEC.CH) avec des salutations officielles, des cadeaux et un délicieux apéritif.

Étapes autrichienne et allemande
Durant l’été, non seulement la pandémie a suscité des inquiétudes, mais aussi le temps humide. Mais le Dieu de la Création s’est montré très généreux : la journée de la Création a eu lieu le 4 septembre sous un soleil radieux, le lac brillait ainsi que les visages de la centaine de femmes et d’hommes qui ont participé à cette croisière sur le lac, entrecoupée d’escales à Bregenz, Lindau et Romanshorn.

À Bregenz, une bénédiction de l’eau a été célébrée par le prêtre orthodoxe roumain Ovidiu Cozma et le président de la Communauté de travail des Églises chrétiennes en Allemagne, l’archiprêtre Radu Constantin Miron, lui aussi orthodoxe. Ce n’est pas un hasard si la liturgie chantée par Cozma nous a envoutés : Cozma est également chanteur d’opéra à Saint-Gall.

Sur l’île bavaroise de Lindau, nous avons été invités à contempler la beauté environnante et à en rendre grâce. Bertram Meier, évêque d’Augsbourg, a également encouragé les chrétiennes et les chrétiens à s’engager pour l’environnement, car l’urgence est là !

Étape suisse
Harald Rein, évêque de l’Église catholique-chrétienne de Suisse, a assuré la prédication lors de l’escale suisse, à Romanshorn : « Chaque chrétien est comme l’eau vive ou porteur, porteuse de l’Esprit Saint ». « En cette période de sécularisation, l’Église – donc nous toutes et tous – est confrontée à une question lancinante, : faisons-nous ce qu’il faut pour que coulent les fleuves d’eau vive ? Notre voix porte-t-elle assez ? Sommes-nous trop discrets, trop réservés ? » Pour être crédible, toutefois, des actes doivent succéder aux paroles, ce que rappellent les Principes sociaux de l’Église méthodiste évoqués durant la célébration : « La bonté de la création de Dieu et la valeur accordée à chaque partie de celle-ci, appelle les gens à respecter, protéger et prendre soin de la création et de tous ses aspects interdépendants. »

Certes, cette belle journée était placée sous le signe des règles sanitaires en vigueur – sans incident –, mais tout a concordé pour que les principes VGT soient réinterprétés à l’image de l’Esprit qui l’a inspirée : VIBRANT    GÉNÉREUX    et   TONIQUE !

Galerie de photos (site de l’ACK, légendes en allemand)

Texte de la prédication (en allemand)

Principes sociaux de l’Église méthodiste

En collaboration avec oeco, le Conseil œcuménique des Églises en Autriche (ÖRKÖ) et les Communautés de travail des Églises chrétiennes en Allemagne et en Bavière, de nombreux partenaires locaux ont été invités à organiser cette première Journée de la Création, le 4 septembre 2021.


Les Églises nationales soutiennent l’extension de l’obligation de présenter un certificat Covid

L’Église évangélique réformée de Suisse (EERS) et la Conférence des évêques suisses (CES) soutiennent les mesures visant à freiner la propagation du coronavirus prises par le Conseil fédéral. Elles estiment que l’élévation de la limite de participation autorisée sans certificat à 50 personnes pour les célébrations et autres manifestations religieuses est le résultat de l’intervention des Églises nationales lors de la consultation. Les deux Églises considèrent qu’il est de leur devoir de continuer à célébrer des célébrations religieuses sûres et ouvertes à chacune et chacun et font tout leur possible pour éviter les contaminations des participants.

L’augmentation du nombre de contaminations et d’hospitalisations dues au coronavirus indiquent une quatrième vague de la pandémie. Les Églises nationales observent l’évolution de la situation avec inquiétude et sont prêtes à continuer à contribuer à l’endiguement de l’épidémie et à s’engager dans leurs rangs en faveur de mesures de protection efficaces.

Dans le système de « feux » que le Conseil fédéral avait instauré au printemps 2021 lors de l’introduction des certificats Covid, les manifestations religieuses figuraient dans le «vert » et étaient donc explicitement exclues de l'application du certificat en vertu des libertés et des droits fondamentaux élémentaires. L’obligation de fournir un certificat est désormais étendue, mais en faisant une distinction entre manifestions « relevant des droits fondamentaux » et autres manifestations. Les Églises nationales remercient le Conseil fédéral de considérer l’accès aux offices religieux et autres manifestations religieuses comme important et de n’exiger le certificat qu’à partir de 50 personnes. Elles estiment qu’il s'agit du résultat de l’intervention des Églises auprès du gouvernement avant la décision de ce jour.
Compte tenu de la situation liée à la pandémie, l’EERS et la CES soutiennent le renforcement des dispositions de protection et espèrent que les mesures seront efficaces. Elles continueront de s’engager activement auprès du Conseil fédéral pour que les services funèbres soient exemptés du certificat obligatoire.

Obsèques
Les Églises nationales critiquent le fait que les services funèbres et autres rituels d’ensevelissement – également non chrétiens – ne soient pas exemptés du certificat obligatoire. La possibilité de vivre le deuil et de faire ses adieux en communauté constitue un aspect essentiel pour affronter les situations de crise personnelles et sociales.


Reconnaissance mutuelle du baptême : l’Église néo-apostolique s’associe à la Déclaration de Riva San Vitale

En 2016, l’Église néo-apostolique en Suisse demandait à s’associer à la Déclaration de reconnaissance mutuelle du baptême de Riva San Vitale de 2014. Cette demande a été acceptée par les six signataires d’alors : aujourd’hui, 8 juillet 2021, l’acte de reconnaissance mutuelle du baptême est signé par l’apôtre de district Jürg Zbinden, président de l’Église néo-apostolique de Suisse et par Rita Famos pour l’Église évangélique réformée de Suisse, Felix Gmür pour la Conférence des évêques, Adèle Kelham pour l’Église anglicane en Suisse, Patrick Streiff pour l’Église méthodiste, Harald Rein pour l’Église catholique-chrétienne et Jörg Winkelströter pour la Fédération des Églises luthériennes en Suisse et au Liechtenstein.

Un chemin d’ouverture œcuménique
Cet important signe d’unité a été rendu possible par le fait qu’un dialogue avec l’Église néo-apostolique (ÉNA) sur les questions de théologie et de foi a été lancé en 2002 déjà et s’est poursuivi intensément au sein d’une commission de dialogue active entre 2014 et 2019 ; au cours de ces années, l’ÉNA a fait preuve d’une ouverture œcuménique croissante, a affiné sa théologie des sacrements, publié un catéchisme clarifiant ses fondements doctrinaux. Plus rien ne s’opposait donc à ce que le baptême qu’elle dispense soit reconnu. Dans sa déclaration lors de la célébration marquant la signature de l’acte de reconnaissance, l’apôtre de district Jürg Zbinden a déclaré :

Je me réjouis de cette avancée vers plus de communion chrétienne qui met en avant la force unificatrice au sein de l’Église du Christ, et je suis ému et reconnaissant de pouvoir, en tant que président de l’Église néo-apostolique de Suisse, signer aujourd’hui la reconnaissance mutuelle du baptême ici, dans l’église Bruder Klaus de la ville de Berne, avec les responsables des autres Églises.

La nécessité de reconstituer l’unité baptismale
Le baptême chrétien est fondé dans le ministère de Jésus de Nazareth, dans sa mort et sa résurrection. Il est incorporation en Christ. Les pratiques diverses du baptême sont une participation à l’unique baptême. Le besoin de retrouver l’unité baptismale est donc au cœur du travail œcuménique ; il est également central pour vivre une authentique communion au sein des communautés chrétiennes. Le baptême est un acte qui ne peut être répété. En signant la Déclaration de Riva San Vitale « de reconnaissance mutuelle du baptême », les Églises donnent un signe important de l’unité baptismale donnée en Christ.

Le baptême est célébré avec de l’eau, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Dans la célébration du baptême, les Églises s’engagent à prendre au sérieux la valeur symbolique de l’eau. L’acte exprime le fait que, dans le baptême, la chrétienne ou le chrétien participe à la mort, à l’ensevelissement et à la résurrection du Christ. Le Nouveau Testament souligne les implications éthiques du baptême en le représentant comme une purification du cœur de tout péché. Le baptême scelle notre engagement commun de disciples. À travers leur propre baptême, les chrétiens sont conduits à l’union avec le Christ, avec chacun des autres chrétiens et avec l’Église de tous les temps et de tous les lieux.

Un engagement pris par les Églises suisses
En signant la Charte œcuménique européenne en 2005, les membres de la Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse (CTEC.CH) s’engageaient à œuvrer pour que le baptême des unes et des autres soit réciproquement reconnu. Les trois Églises nationales – Église catholique romaine, Église catholique-chrétienne et Églises évangéliques réformées – s’y étaient déjà engagées en 1973. Quarante-et-un ans plus tard, le 21 avril 2014, six Églises membres de la CTEC.CH signaient la Déclaration de Riva San Vitale. Une 7e signataire vient donc de s’y associer en ce jour.

Acte de reconnaissance (texte en allemand – correspond au texte de Riva San Vitale)

Légende, de g. à d. : Évêque Patrick Streiff, Église évangélique méthodiste, Révérend Adèle Kelham, Church of England, Curé Christoph Schuler, Église catholique-chrétienne (modération), Mgr Felix Gmür, Conférence des évêques suisses, Pasteure Rita Famos, Église évangélique réformée de Suisse, Curé Daniel Konrad, Église catholique-chrétienne (liturgie), Évêque Harald Rein, Église catholique-chrétienne

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