Journée des droits humains : la liberté de religion est plus qu’une simple tolérance envers les minorités
À l’occasion de la Journée internationale des droits humains du 10 décembre 2026, les Églises invitent à méditer l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme : le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ce droit inclut la liberté de changer de religion, de la professer seul ou en communauté avec d’autres, publiquement ou en privé. L’impulsion 2026 a été rédigée à la demande de la CTEC Suisse par Michael Sieber, pasteur baptiste et membre du présidium de la CTEC. Comme les années précédentes, cette réflexion est complétée par des textes bibliques.
La liberté de religion est plus qu’une simple tolérance envers les minorités
La liberté de religion implique l’égalité de traitement de toutes les visions du monde présentes dans une société, pour autant qu’elles soient disposées à vivre en bonne intelligence. Cela nécessite une structure étatique qui ne soit elle-même liée à aucune idéologie – pas même à l’athéisme. Derrière la liberté de pensée, de conscience et surtout de religion se cache donc la prise de conscience qu’il existe des domaines qui échappent à l’autorité de l’État.
À l’inverse, ces trois libertés – pensée, conscience et religion – sont limitées en ce sens qu’elles n’autorisent personne à porter atteinte à d’autres droits fondamentaux. La liberté de religion n’est pas une fin en soi, mais s’inscrit dans le cadre de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH). Ce qui peut également susciter des tensions : on reproche ainsi à l’article 18 d’avoir été rédigé dans une perspective démocratique occidentale et de favoriser de manière unilatérale les conversions au christianisme. On oublie toutefois que si l’idée de liberté de religion trouve certes son origine dans la Bible, celle-ci ne privilégie pas pour autant l’Église. Au contraire : c’est précisément grâce à la reconnaissance des droits humains que les grandes confessions, après avoir recouru temporairement à la violence, renoncent à leur pouvoir acquis au fil de l’histoire et reconnaissent à chaque être humain la capacité de décider par lui-même quelle voie spirituelle le convainc.
Suivre Jésus repose sur le libre arbitre
L’Évangile laisse entendre que la décision de suivre Jésus repose sur le libre arbitre (Mc 12,30). Et donc, selon la Déclaration universelle des droits de l’Homme, sur la liberté, d’une part, de se convertir et, d’autre part, de professer sa foi. Cela soulève, dans la mise en œuvre, des questions dont la réponse exige de la sagesse. Ces questions sont d’une actualité brûlante. À découvrir en lisant l’impulsion 2026 …
Impulsion 2026 pour la Journée des droits de l’Homme | Télécharger
